Jouenne Nadine, je travaille au rayon Charcuterie Fromages coupe au Carrefour Market de Mortain.
Bonjour, je m’appelle Olivier Virolle, je suis employé libre service au magasin de Carrefour Ormesson.
Berthe Depaquis, responsable de la Mission handicap Carrefour.
Guylaine Quinton, chargée de mission handicap Ouest-nord ouest pour l’enseigne Carrefour Market.
Berthe Depaquis : Le groupe Carrefour a la volonté d’inscrire sa politique travailleurs handicapés depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, cette politique nous conduit à avoir 5000 travailleurs handicapés dans le Groupe. La loi de 2005 a imposé un taux de handicap pour toutes les entreprises, c’est un taux de 6% que toutes les entreprises doivent respecter. Donc c’est 6% de personnel reconnu travailleur handicapé. Dans les hypermarchés aujourd’hui, nous avons un taux de 7,23%. Nous sommes assez fiers puisqu’on a des magasins qui sont même à plus de 10%, il y en a même un à 14%. Donc on voit bien que ce n’est pas un effet de mode et qu’on ne s’arrête pas au taux imposé par la loi.
Olivier Virolle : Le début de l’histoire, c'est-à-dire que j’étais scolarisé et j’ai pris un job d’été aux fruits et légumes et je ne faisais quasiment plus de crises d’épilepsie. Donc j’ai dit à mes parents que je ne voulais plus retourner à l’école. J’en ai parlé à mon chef de département de l’époque, et il m’a dit, t’inquiète pas Olivier, pour le mois d’Octobre je te trouve un travail.
Berthe Depaquis : Dans notre accord mission handicap, en effet nous avons des axes différents :
- nous avons l’axe recrutement donc on s’engage sur un nombre de recrutement par accord
- on a un axe maintien de l’emploi, on se doit de maintenir nos salariés dans l’emploi en fonction des accidents de la vie, d’une maladie invalidante
- on a aussi un axe aide à la personne. Donc quand on a des aménagements de véhicule, quand on a besoin de prothèses auditives. La mission handicap finance tous ces aménagements là pour les salariés.
Olivier Virolle : Carrefour m’a aidé pour l’adaptation de mon véhicule, pour prendre en charge une partie de l’adaptation de mon véhicule. Ca enlève une épine du pied, c’est une bonne chose.
Guylaine Quinton : Un collaborateur qui a une reconnaissance de travailleur handicapé, quelqu’un qui cherche un emploi a plusieurs possibilités. Soit il effectue une candidature spontanée auquel cas de toute façon la volonté de l’enseigne est de recruter des personnes en fonction de leurs compétences. Et si le handicap nécessite une adaptation du poste de travail on procèdera à cette adaptation. Autrement il y a aussi la possibilité pour les personnes en situation de handicap de passer par un Cap Emploi et régulièrement les directeurs de magasin contactent les cap emploi pour procéder à des recrutements.
Berthe Depaquis : Aujourd’hui nous n’avons pas de postes réservés pour le recrutement des personnes handicapées. En fonction de leur demande et en fonction de la pathologie, du handicap de la personne, on aménage son poste.
Nadine Jouenne : Alors j’ai eu un accident en 2010 exactement. Je me suis enfoncé un couteau dans la main et quand je suis revenue, je suis revenue en mi temps au début. Mais j’ai pas pu reprendre mon rayon car je ne pouvais pas forcer avec ma main, donc j’étais en mise en rayon pendant quelques temps et j’ai demandé à reprendre mon rayon donc le directeur de magasin Carrefour Market m’a proposé un aménagement de poste pour que je puisse revenir à mon rayon parce que j’adore mon rayon, j’adore le contact avec les clients. Il m’a donc proposé un aménagement, une machine pour couper le fromage.
Guylaine Quinton : Un collaborateur en situation de handicap peut avoir besoin d’un aménagement matériel ou tout simplement d’un aménagement horaire de son poste de travail pour pouvoir faire face à ses difficultés de santé sur son poste de travail.
Olivier Virolle : Personnellement je travaille toujours le matin et honnêtement je suis content de travailler.
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